Moins de déchets chez soi

Trier ses emballages à Toulouse : bac jaune, verre, consignes depuis 2023 et centre de tri Valcopia

Moins de déchets chez soi · Publié le 2026-10-27

Deux conteneurs à verre en plastique blanc et vert posés sur un parking, devant des maisons
Conteneurs à verre à Beynost (Ain), en janvier 2020. Photographie de Benoît Prieur, CC0. Illustration générale, pas un équipement de Toulouse Métropole.

À Toulouse, comme dans le reste de la métropole, la poubelle se divise en plusieurs flux : le bac vert des ordures ménagères résiduelles, le bac jaune des emballages et papiers, les bornes à verre, et désormais les bornes à déchets alimentaires. Les consignes ont été simplifiées en 2023. Voici ce qu'il faut savoir, d'après Toulouse Métropole, qui collecte, et Decoset, le syndicat qui trie et traite.

Qui fait quoi

Toulouse Métropole assure la collecte des déchets des ménages dans ses 37 communes : ordures ménagères résiduelles, emballages et papiers, verre, encombrants sur rendez-vous et déchets végétaux sur abonnement. Le traitement est confié au syndicat mixte Decoset, auquel la Métropole adhère. Créé en 1993, ce syndicat prend en charge les déchets collectés par ses intercommunalités membres dans des centres de transfert, puis les achemine vers les équipements de valorisation : plateforme de compostage, centre de tri ou unité de valorisation énergétique. Il dessert un territoire de plus d'un million d'habitants.

Les jours de collecte varient selon les communes et, à Toulouse, selon les secteurs : la Métropole publie un calendrier par commune et par groupe de quartiers (Amidonniers, Compans-Caffarelli, Minimes, Saint-Michel, Rangueil, Mirail-Université…), ainsi qu'un plan interactif. Les professionnels ne sont collectés par la Métropole que sous conditions, notamment de volume ; au-delà, ils doivent recourir à un prestataire privé.

Le bac jaune depuis 2023

Decoset le résume ainsi : depuis le 1er janvier 2023, le tri se simplifie en France, et sur l'ensemble de son territoire on peut trier tous les emballages en plastique, en métal, en carton, ainsi que tous les papiers. Avant cette extension des consignes, de nombreux emballages plastiques (pots de yaourt, barquettes, films) allaient aux ordures ménagères.

FamilleExemples donnés par Decoset
PlastiqueBouteilles, flacons de lessive, barquettes de jambon ou de viande, sachets de gruyère ou de salade, pots de yaourt, films des packs de bouteilles, sachets de bonbons, flacons de shampoing et de gel douche, tubes de dentifrice
MétalCanettes, boîtes de conserve, capsules de café, papier et barquettes en aluminium, couvercles de pots, opercules, bouchons, gourdes de compote, aérosols vides, plaquettes de comprimés
Carton et papierPaquets de gâteaux, boîtes de céréales, suremballages, journaux, enveloppes, cahiers, magazines, étuis et notices de médicaments
  1. En vrac, sans sac : un sac fermé empêche le tri des emballages qu'il contient.
  2. Bien vider, sans laver : un emballage vidé suffit, le rinçage gaspille de l'eau.
  3. Ne pas imbriquer : un pot glissé dans une boîte ne sera pas reconnu par les machines.

Le verre, à part

Les emballages en verre, bouteilles, bocaux de confiture, pots de crème, flacons de parfum, se trient aussi, mais ils ne vont pas dans le bac jaune. Ils se déposent dans les points de collecte prévus à cet effet, avec leur couvercle ou leur bouchon, précise Decoset. Toulouse Métropole publie un plan interactif des bornes à verre. Pour qui achète en vrac, la question se pose souvent à l'envers : un bocal en bon état mérite d'être gardé et réemployé avant d'être porté à la borne. Notre article sur les contenants explique comment les choisir.

Que deviennent les déchets triés ?

Le 2 juillet 2025, Decoset a inauguré un nouveau centre de tri, Valcopia, conçu pour les nouvelles consignes. Selon le syndicat, il a une capacité de 67 400 tonnes par an et dispose de 21 trieurs optiques et de 14 équipements de tri mécaniques, pour séparer papiers, cartons, emballages métalliques et plastiques. Son exploitation est confiée à une entreprise pour six ans dans le cadre d'un marché public global de performance ; la construction a représenté un investissement de 53 millions d'euros. Le site accueille des visites sur réservation, avec une passerelle au-dessus de la chaîne de tri.

Les ordures ménagères résiduelles, elles, sont incinérées dans les deux unités de valorisation énergétique du syndicat, à Toulouse et à Bessières, dont l'exploitation est déléguée à une société pour vingt ans depuis le 1er janvier 2025. La vapeur produite sert à fabriquer de l'électricité et de la chaleur. C'est précisément ce flux que le tri des emballages et des déchets alimentaires permet d'alléger : voir les bornes à déchets alimentaires.

Le logo Triman et les autres filières

Sur de nombreux produits figure désormais un logo unique, prévu par la loi anti-gaspillage de 2020 : il signifie que le produit ne doit pas être jeté dans le bac des ordures ménagères. Il est accompagné d'une indication du bon geste : bac jaune pour un emballage, borne spécifique pour les piles, reprise en magasin pour un appareil électrique. Pour tout ce qui ne va ni au bac jaune ni au verre (électroménager, meubles, déchets dangereux, gravats), la solution passe par la déchèterie ou la reprise en magasin : voir notre guide des déchèteries Decoset.

Réduire avant de trier

Decoset le rappelle en tête de ses conseils de prévention : le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas. Le syndicat cite l'eau du robinet plutôt qu'en bouteille, les produits avec le moins d'emballage possible, l'autocollant « Stop pub » sur la boîte aux lettres, et le réflexe de réutiliser, faire réparer ou donner avant de jeter. Toulouse Métropole avance de son côté une estimation parlante : pour 1 kg de déchet, environ 100 kg de ressources auraient été consommés en amont, en moyenne. Le vrac, en supprimant l'emballage à la source, est l'un des moyens les plus directs de vider le bac jaune.

Sources